Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/216

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marquis, avant de mourir, lui avoit donné cinq cents sequins pour l’assassiner. Le comte dit qu’il étoit charmé d’avoir prévenu son ennemi. » Monsieur, le comte lui répondit mon père, cela ne vous servira de rien, car j’ai donné ma parole ». — En même temps, il lui donna un coup de poignard. Le comte, en tombant, poussa un cri qui attira ses domestiques. Mon père se débarrassa d’eux à coups de poignard, et gagna les montagnes, où il trouva la troupe de Monaldi. Tous les braves qui la composoient, vantèrent à l’envi un attachement aussi religieux à sa parole. Je vous assure que ce trait est encore dans la bouche de tout le monde, et que, pendant long-