Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/217

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temps, on en parlera dans Bénévent.

» Lorsque mon père alla joindre la troupe de Monaldi, je pouvois avoir sept ans, et je me rappelle qu’on nous mena en prison, ma mère, mes deux frères et moi. Mais ce ne fut que pour la forme. Comme mon père n’avoit pas oublié la part des gens de justice, ils furent aisément convaincus que nous n’avions aucune relation avec lui.

» Le chef des sbires eut un soin tout particulier de nous pendant notre détention, et même il en abrégea le terme. Ma mère, au sortir de la prison, fut très-bien reçue par les voisines et tout le quartier — car, dans le midi de l’Italie, les bandits sont les héros du peuple, comme