Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/219

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que plusieurs bandits y pleurèrent, ce que j’aurois bien de la peine à croire, si moi-même je n’avois pleuré une fois en ma vie. Ce fut après avoir poignardé ma maîtresse, ainsi que je vous le dirai en son lieu.

» La troupe ne tarda pas à se dissoudre ; quelques-uns de ces braves allèrent se faire pendre en Toscane, les autres allèrent rejoindre Testalunga, qui commençoit à acquérir quelque réputation en Sicile. Mon père lui-même passa le détroit, et se rendit à Messine, où il demanda un asile aux Augustins del Monte. Il mit son petit pécule entre les mains de ces pères, fit une pénitence publique, et s’établit sous le portail de leur église, où il menoit une vie