Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/220

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fort douce, ayant la liberté de se promener dans les jardins et les cours du couvent. Les moines lui donnoient la soupe, et il faisoit chercher une couple de plats à une hôtellerie voisine. Le frater de la maison pansoit encore ses blessures par dessus le marché.

» Je suppose qu’alors mon père nous faisoit tenir de fortes remises, car l’abondance régnoit dans notre maison. Ma mère prit part aux plaisirs du carnaval, et dans le carême, elle fît une crèche (ou présépe), représentée par des petites poupées, des châteaux de sucre et autres enfantillages de cette espèce, qui sont fort en vogue dans tout le royaume de Naples, et forment un objet de