Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/234

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 60 )

y avoit de plus singulier, c’est que la peur l’empêchoit de crier.

» Lorsque je crus en avoir fait assez, je me débarbouillai le visage, et lui dis : « Ciucio maledetto io no zuno la diavolu, io zuno lu piciolu Banditu delli Augustini. » — Alors le Principino retrouva l’usage de la voix, et se mit à crier au secours ; je n’attendis pas que l’on vint, et je remontai par où j’étois descendu.

» Lorsque je fus sur le toit, j’entendis encore la voix du maître qui m’appeloit ; mais je ne jugeai pas à propos de répondre. Je me mis à courir de toit en toit, et j’arrivai à celui d’une écurie, devant laquelle étoit un chariot de foin. Je me