Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/235

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jetai du toit sur le chariot, et du chariot à terre ; puis j’arrivai, tout courant, au couvent des Augustins, où je racontai à mon père tout ce qui venoit de m’arriver. Mon père m’écouta avec beaucoup d’intérêt, puis il me dit : « Zoto ! » Zoto ! gia vegio che tu serai Banditu. » — Ensuite se tournant vers un homme qui étoit à côté de lui, il lui dit : « Padron Lettereo, prendete to chiutosto vui. »

» Padron Lettereo étoit capitaine d’une pinque armée, soi-disant pour la pêche du corail ; mais au fond contrebandier, et même forban, selon que l’occasion s’en présentoit : ce qui lui arrivoit rarement, parce qu’il ne portoit pas de