Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/259

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
( 85 )

de ma caverne exige des soins attentifs auxquels je ne puis me refuser. »

Zoto nous quitta, et chacun de nous fit, sur son récit, des réflexions analogues à son propre caractère. J’avouai ne pouvoir refuser une sorte d’estime à des hommes aussi courageux que ceux qu’il m’avoit dépeint. Emina soutenoit que le courage ne mérite l’estime, qu’autant qu’on l’emploie à faire respecter la vertu. — Zibeddé dit qu’un petit bandit de seize ans pouvoit bien inspirer de l’amour. Les deux sœurs se retirèrent ensuite avec leurs négresses dans la partie du souterrain qui leur étoit destinée : elles revinrent pour le souper, puis chacun