Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/279

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» Vous pensez bien que je ne me fis pas prier. Cependant il falloit empêcher le prince de troubler notre retraite. Je pris un poignard, et me servant d’une pierre en guise de marteau, je lui clouai la main contre le banc sur lequel il étoit assis. Il poussa un cri et retomba évanoui. — Nous sortimes par le trou que j’avois fait dans le mur du jardin, et nous regagnâmes le sommet des montagnes.

» Mes camarades avoient tous des maîtresses ; ils furent charmés que j’en eusse trouvé une, et leurs belles jurèrent d’obéir en tout à la mienne.

» Il y avoit quatre mois que j’étois avec Sylvia, lorsque je fus obligé de la quitter, pour reconnoître les chan-