Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/278

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Je suis bandit, et je pourrois t’assassiner ; mais je respecte mademoiselle, qui a daigné m’appeler à son secours, et je veux bien me battre à la maniere de vous autres nobles. » J’avois sur moi deux poignards et quatre pistolets. J’en fis deux parts, je les mis à dix pas l’une de l’autre, je laissai le choix au Principino. Mais le malheureux étoit tombé évanoui sur un banc.

Sylvia prit alors la parole, et me dit : « Brave Zoto, je suis noble et pauvre. Je devois demain épouser le prince, ou bien être mise au couvent ; je ne ferai ni l’un ni l’autre ; je veux être à toi pour la vie. » Et elle se jeta dans mes bras.