Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/297

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geâmes assez copieusement, puis nous remontâmes sur nos chevaux, et prîmes la route de l’ermitage.

Nous y arrivâmes au bout d’une heure, et le premier objet que j’aperçus fut Pascheco, étendu au milieu de la chambre. Il sembloit à l’agonie, ou du moins il avoit la poitrine déchirée par ce râle affreux, dernier pronostic d’une mort prochaine. Je voulus lui parler, mais il ne me reconnut pas. L’ermite prit de l’eau bénite, en aspergea le démoniaque, et lui dit : « Pascheco, Pascheco, au nom de ton Rédempteur, je t’ordonne de nous dire ce qui t’est arrivé cette nuit ». — Pascheco frémit, fit entendre un