Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/300

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me donner des coups de cornes, en me ramenant vers le précipice. Lorsque je fus sur le bord, il s’arrêta, pour jouir de mes mortelles angoisses. Enfin, il me précipita. Je me croyois réduit en poudre, mais le bouc fut au fond du précipice avant moi, et me reçut sur son dos, sans que je me fisse mal.

» De nouvelles frayeurs ne tardèrent pas à m’assaillir, car dès que le bouc m’eût senti sur son dos, il se mit à galopper d’une étrange manière. Il ne faisoit qu’un bond d’une montagne à l’autre, franchissant les plus profondes vallées, comme si elles n’eussent été que des fossés.

» Nous arrivâmes ensuite sous la potence des frères Zoto, qui se dé-