Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/326

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avois-je composé une ligne, qu’un bruit affreux se fit entendre, et mon château sembla s’écrouler sur ses fondemens. Tout cela ne m’effraya point ; au contraire, j’en conclus que mon opération étoit bien faite. Je passai à la seconde ligne ; lorsqu’elle fut achevée, une lampe que j’avois sur ma table sauta sur le parquet, y fit quelques bonds, et alla se placer devant un grand miroir qui étoit au fond de ma chambre. Je regardai dans le miroir, et je vis le bout de deux pieds de femme très-jolis ; puis deux autres petits pieds. J’osai me flatter que ces pieds charmans appartenoient aux célestes filles de Salomon ; mais je ne crus pas devoir pousser plus loin mes opérations.