Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/339

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L’aimable Rebecca, qui nous reçut à la porte du château, étoit la plus aimable et la plus touchante blonde qu’il soit possible d’imaginer. Ses beaux cheveux dorés tomboient, sans art ; sur ses épaules. Une robe blanche la couvroit négligemment, quoique fermée par des agraffes d’un prix inestimable. Son extérieur annonçoit une personne qui ne s’occupoit jamais de sa parure ; mais en s’en occupant davantage ; il eut été difficile de mieux réussir.

Rebecca sauta au cou de son frère, et lui dit : « Combien vous m’avez inquiétée ; j’ai toujours eu de vos nouvelles, hors la première nuit. Que vous étoit-il donc arrivé ? »

« Je vous conterai tout cela,