Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/343

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paysage, ce fut avec un extrême plaisir que je me mis à le considérer, ou plutôt à me livrer aux sentimens que m’inspiroit sa vue. Ce n’étoit pas de la mélancolie, c’étoit presque un anéantissement de toutes mes facultés, produit par les cruelles agitations auxquelles j’avois été livré depuis quelques jours. À force de réfléchir à ce qui m’étoit arrivé, et de n’y rien comprendre, je n’osois plus y penser, crainte d’en perdre la raison. L’espoir de passer quelques jours tranquille dans le château d’Uséda, étoit, pour le moment, ce qui me flattoit le plus. De la terrasse je revins à la bibliothèque. — Le jeune mulâtre nous servit une petite collation de