Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/351

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attachés à leur vie vagabonde, dont le plus grand, à leurs yeux, est la fainéantise.

Le pavillon du chef étoit distingué des autres, non seulement par le bâton à grosse pomme d’argent, planté à l’entrée ; mais encore, parce qu’il étoit bien conditionné, et même orné d’une riche frange, ce que l’on ne voit pas communément aux tentes des Bohémiens. Mais quelle ne fut pas ma surprise, en voyant le pavillon s’ouvrir, et mes deux cousines en sortir, dans cet élégant costume que l’on appelle en Espagne, à la hitana Mahha. Elles s’avancèrent jusqu’au pied de la terrasse, mais sans paroître m’apercevoir. Puis elles appelèrent leurs