Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/368

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ton, et parler basque avec ma gouvernante. Un jour, ce monsieur, au lieu de me prendre par le menton, me prit par la main, et me conduisit à un carrosse à soupentes, où il m’enferma avec ma duègne. Je peux bien dire qu’il m’enferma, car le carrosse ne recevoit de lumière que par en haut. Nous n’en sortîmes que le troisième jour, ou plutôt que la troisième nuit, du moins la soirée étoit fort avancée. Un homme ouvrit la portière, et nous dit : « Vous voici sur la place de Belle-Cour, à l’entrée de la rue Saint-Raimond, et voici la maison du prévôt de la Jacquière. Où voulez-vous que qu’on vous mène » ? — « Entrez