Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/40

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soudaine : en moi, hors de moi, tout se réunissoit pour troubler ma raison. Je ne savois plus si j’étois avec des femmes ou bien avec d’insidieuses succubes. Je n’osois voir ; je ne voulois pas regarder ; je mis ma main sur mes yeux, et je me sentis défaillir.

Les deux sœurs se rapprochèrent de moi ; chacune d’elle prit une de mes mains. Emina demanda si je me trouvois mal ? Je la rassurai. — Zibeddé me demanda ce que c’étoit qu’un médaillon qu’elle voyoit dans mon sein, et si c’étoit le portrait d’une maîtresse. — « C’est, lui répondis-je, un joyau que ma mère m’a donné, et que j’ai promis de porter toujours ; il contient un