Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/41

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morceau de la vraie croix… À ces mots, je vis Zibeddé reculer et pâlir.

« Vous vous troublez, lui dis-je, cependant la croix ne peut épouvanter que l’esprit des ténèbres. »

Emina répondit pour sa sœur. « Seigneur cavalier, vous savez que nous sommes musulmanes, et vous ne devez pas être surpris du chagrin que ma sœur vous a fait voir. Je le partage ; nous sommes bien fâchées de voir un chrétien en vous, qui êtes notre plus proche parent. Ce discours vous étonne ; mais votre mère n’étoit-elle pas une Gomélèz ? nous sommes de la même famille, qui n’est qu’une branche de celle des Abence-