Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/403

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l’arche, dont la propriété étoit de faire périr tout ce qui la touçhoit.

» Le soleil commençoit à paraître, lorsque j’arrivai sur le sommet que j’avois choisi pour mes opérations. Je ne pouvois les commencer que le lendemain à minuit. Je me retirai dans une caverne ; j’y trouvai une ourse avec ses petits. Elle se jeta sur moi ; mais la reliure de mon livre fit son effet, et le furieux animal tomba à mes pieds. Ses mamelles gonflées me rappelèrent que je mourois d’inanition, et je n’avois ençore aucun génie à mes ordres, pas même le moindre esprit follet. Je pris le parti de me jeter à terre à côté de l’ourse, et de sucer son lait. Un reste de chaleur que l’animal