Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/405

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qui ; au lieu de s’élever, environnèrent ma caverne, et me plongèrent dans les ténèbres. L’ourse étendue à mes pieds parut se ranimer, ses yeux étincelèrent d’un feu qui, pour un instant, dissipa l’obscurité. Un esprit malin sortit de sa gueule, sous la forme d’un serpent ailé. C’étoit Nemraël, démon du plus bas étage, que l’on destinoit à me servir. Mais bientôt après j’entendis parler la langue des Égregores, les plus illustres des anges tombés. Je compris qu’ils me feroient l’honneur d’assister à ma réception dans le monde des êtres intermédiaires. Cette langue est la même que celle que nous avons dans le livre d’Énoch, ou-