Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/425

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avec la plus extrême impatience, et nous fîmes les plus épouvantables conjurations. Ce fut envain ; nous ne pûmes rien savoir sur la nature des deux êtres, et nous ignorions si mon frère a réellement perdu avec eux ses droits à l’immortalité. Je crus pouvoir tirer de vous quelques lumières. Mais fidèle à je ne sais quelle parole d’honneur, vous ne voulûtes rien nous dire.

» Alors pour servir et tranquilliser mon frère, je résolus de passer moi-même une nuit à la Venta-Ouemada. Je suis partie hier, et la nuit étoit avancée, lorsque j’arrivai à l’entré du vallon. Je rassemblai quelques vapeurs dont je composai un feu follet, et je lui