Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/431

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celui qui n’avoit point encore parlé, « Nous sommes Grecs, nés à Sparte. Ah ! divine Rebecca, pouvez vous me méconnoître, je suis Pollux et voici mon frère » ! — La frayeur m’ôta l’usage de la voix, les gémeaux prétendus déployèrent leurs ailes, et je me sentis enlever dans les airs. Par une heureuse inspiration, je prononçai un nom sacré, dont mon frère et moi sommes seuls dépositaires. À l’instant même, je fus précipitée sur la terre, et tout à fait étourdie de ma chûte. C’est vous, Alphonse, qui m’avez rendu l’usage de mes sens, un sentiment interne m’avertit que je n’ai rien perdu de ce qu’il m’importe de conserver, mais je suis lasse de tant de mer-