Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/47

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son auteur, m’accorda un rendez-vous. Je me jetai à ses genoux ; je baisai ses mains ; je baignai ses pieds de mes larmes ; ma maîtresse fesoit d’abord une douce résistance, puis me permettoit de lui dérober quelques faveurs : enfin, elle finissoit par s’abandonner à mon ardeur impatiente. En vérité nos âmes sembloient se confondre, et même j’ignore encore ce qui pourroit nous rendre plus heureuses que nous l’étions alors.

» Je ne sais combien de temps nous nous amusâmes de ces scènes passionnées ; mais enfin nous leur fîmes succéder des sentimens plus tranquilles. Nous prîmes du goût pour l’étude de quelques sciences, surtout pour la connoissance des plantes, que