Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/71

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Hermanos. Les cadavres des deux frères Zoto n’étoient point pendus, ils étoient couchés à mes côtés. J’avois apparemment passé la nuit avec eux. Je reposois sur des morceaux de cordes, des débris de roues, des restes de carcasses humaines, et sur les affreux haillons que la pourriture en avoit détaché.

Je crus encore n’être pas bien éveillé et faire un rêve pénible. Je refermai les yeux, et je cherchai, dans ma mémoire, où j’avois été la veille…. Alors je sentis que des griffes s’enfonçoient dans mes flancs ; je vis qu’un vautour s’étoit perché sur moi, et dévoroit un des compagnons de ma couche. La douleur que me causoit l’impression de ses serres,