Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/79

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de votre corps ; mais vous ferez un repas frugal, tel qu’on peut l’attendre d’un ermite. »

Je passai à la chapelle, et je priai réellement ; car je n’étois pas esprit fort, et j’ignorois même qu’il y en eût ; c’étoit encore un effet de mon éducation.

L’ermite vint me chercher au bout d’un quart-d’heure, et me conduisit dans la cabane, où je trouvai un petit couvert assez propre : d’excellentes olives, des cardes conservées dans du vinaigre, des oignons doux dans une sauce, et du biscuit au lieu de pain. Il y avoit aussi une petite bouteille de vin. L’ermite me dit qu’il n’en buvoit jamais ; mais qu’il en gardoit chez lui