Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/78

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Lorsque je fus arrivé, j’attachai mon cheval à un arbre. Puis je frappai à la porte de l’ermitage, et j’en vis sortir un religieux de la figure la plus vénérable. Il m’embrassa avec une tendresse paternelle, et me dit : « Entrez mon fils, hâtez-vous. Ne passez pas la nuit dehors, craignez le tentateur ; le seigneur a retiré sa main de dessus nous ».

Je remerciai l’ermite de la bonté qu’il me témoignoit, et je lui dis que je ressentois un extrême besoin de manger.

Il me répondit : « Songez à votre âme, ô mon fils ! Passez dans la chapelle ; prosternez-vous devant la croix, je songerai aux besoins