Page:Potocki - Dix journées de la vie d’Alphonse Van-Worden, 1-3.djvu/95

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niaque, et me dit : « Eh bien, mon fils, que vous en semble ; je crois que vous auriez été bien effrayé de vous trouver couché entre deux pendus. »

Je lui répondis : « Mon père, vous m’offensez ; un gentilhomme ne doit jamais avoir peur, et moins encore lorsqu’il a l’honneur d’être capitaine aux Gardes-Vallones. »

« Mais, mon fils (reprit l’ermite), avez-vous jamais ouï dire qu’une pareille aventure soit arrivée à quelqu’un. »

J’hésitai un instant, après quoi je lui répondis : « Mon père, si cette aventure est arrivée au seigneur Pascheco, elle peut être arrivée à d’autres ; j’en jugerai encore mieux,