Page:Potvin - Le tour du Saguenay, historique, légendaire et descriptif, 1920.djvu/107

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le tour du saguenay

disgracieuse sacristie qui gâtent la symétrie de la petite et humble chapelle.

En 1870, cette chapelle était en piteux état. Elle menaçait ruines[illisible] de tout côté et il fallait absolument la restaurer. Thomas-D. King, de Montréal, poussé par le démon du musée, fit un chaleureux appel à ses compatriotes d’origine anglaise et recueillit une somme suffisante pour remettre en ordre la vieille petite chapelle et nettoyer le cimetière où, le 7 août 1880, on planta une croix de dix-huit pieds de hauteur. Les clôtures qui entourent la chapelle et le cimetière sont dus à la générosité des messieurs Price.

La cloche de la chapelle est celle dont le son réjouissait tant les pauvres sauvages de 1647. À l’intérieur, on voit beaucoup d’objets qui rappellent des souvenirs très anciens, entre autres un enfant Jésus en bois, vêtu d’une robe de soie brodée par la reine Anne d’Autriche.

Chaque année, le 26 juillet, jour de la fête de Sainte-Anne, on dit la messe dans la petite chapelle aux intentions du Père Coquart.

En 1919, les membres de la Société Royale du Canada apprirent que l’on allait démolir la petite chapelle. Nos antiquaires s’émurent avec raison. Mais, heureusement, il ne s’agissait que d’un vulgaire canard, auquel S. G. Mgr Labrecqne, évêque de Chicoutimi, et l’abbé Gen. Tremblay, curé de Tadoussac, ne tardèrent pas à couper les ailes.



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