Page:Potvin - Le tour du Saguenay, historique, légendaire et descriptif, 1920.djvu/140

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
101
le tour du saguenay


Fronton vertigineux dont un monde est le temple,
C’est à l’éternité que ce cap fait songer ;
Laisse en face de lui l’heure se prolonger
Silencieusement, ô mon âme, et contemple.

Témoin pétrifie des premiers jours du monde,
Il était sous le ciel avant l’humanité.
Car plus mystérieux que dans la nuit de l’onde
Où sa base s’enfonce, il plonge dans le temps :
Et le savant pensif qui marque nos instants,
N’a pu compter son âge à l’aune des années.


Les caps Trinité et Éternité sont à une distance de quarante-et-un milles de l’embouchure du Saguenay.



----