Page:Potvin - Le tour du Saguenay, historique, légendaire et descriptif, 1920.djvu/196

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le tour du saguenay

La métairie de Brookhouse, comté de York, payait au sieur Godfroi Bosville, une pelotte de neige à la mi-été et une rose rouge à Noël, comme marque de suzeraineté.

Guillaume Albermale était tenu, pour son manoir de Boston, de fournir au roi, quand il irait chasser à la forêt de Dartmore, deux flèches et un pain d’avoine.

Solomon Attefield possédait des terres à Reperland et à Atherton, comté de Kent, à condition d’avoir à accompagner son souverain, lui ou ses héritiers, quand il traverserait la mer, pour lui soutenir la tête, en cas de besoin. Quelle délicate attention, advenant le mal de mer !

Edouard III fit présent à John Compes d’un manoir à Finchinfield, pour avoir fonctionné, comme tourne-broche, à son couronnement.

Geoffroi Frumband avait à fournir deux blanches colombes au roi, chaque année, redevance sur ses soixante arpents de terre, à Wingfield, comté de Suffolk.

La ville de Yarmouth est tenue, par sa charte, de transmettre aux shérifs de Norwick cent harengs, lesquels seront rôtis dans vingt-quatre pâtés, puis remis au seigneur d’East Carleton, lequel les transmettra au roi.

En Canada, les seigneurs se contentaient dans leurs contrats d’exiger de grasses volailles, des coqs devenus chapons. Pendant longtemps la rente seigneuriale des chapons arrivait en nature au jour donné. Les communautés cloîtrées avaient même à ouvrir leurs portes pour admettre les chapons de leurs censitaires.

On raconte que, pendant de longues années, les timides vierges de sainte Ursule, chaque été, à la Saint-