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le tour du saguenay

III

LA ROUTE DES CAPS


Un petit chemin de fer de légende — Un drame dans les caps en 1759 — La mort d’un apôtre — Le naufrage de l’“Éléphant” — La Petite Rivière Saint-François.



M. BOUCHER, dans son Histoire Naturelle, adressée à Colbert, au mois d’octobre 1663, écrivait : « Depuis Tadoussac jusqu’à sept lieues proche de Québec, que l’on nomme le Cap Tourmente, le pays est tout à fait inhabitable, estant trop haut et tout de roche et tout à fait escarpé. Je n’y ai rencontré qu’un seul endroit, qui est la Baie Saint-Paul, environ sur la moitié du chemin et vis-à-vis l'Île-aux-Coudres, qui paraît fort belle quand on y passe aussi bien que toutes les isles qui se trouvent depuis Tadoussac jusques à Québec, lesquelles sont toutes propres à être habitées. »

Cet historien serait aujourd’hui fort surpris de voir de très belles paroisses situées dans ce pays tout de roche et tout à fait escarpé. Une seule partie de cette côte dont parle M. Boucher, celle qui s’étend de la Baie Saint-Paul à Saint-Joachim, est demeurée presque inhabitée et encore nous y remarquons deux petites paroisses, Saint-Tite-des-Caps et Saint-Féréol, situées