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XIV



PERMETTONS-NOUS, ici, une assez longue parenthèse.

Ce funeste courant qui porte les nôtres vers les États-Unis ne date pas d’aujourd’hui. On peut même dire qu’il n’existe plus de nos jours, tant il a diminué ; surtout quand on songe à ce qu’il était vers 1840.

À cette date, en effet, commença le désastreux exode des nôtres vers les États-Unis et aussi vers le Nord-Ouest, le pays des fourrures.

Au recensement de 1844, la population totale du Bas-Canada était de 699,800 personnes dont 524,307 d’origine française. L’augmentation de celle-ci depuis le recensement de 1831, était de 144,000 habitants. Mais cette population ne représentait pas exactement le progrès réel des Franco-Canadiens ; il fal-