Page:Potvin - Un héros de l'air, l'heureuse aventure de Roméo Vachon, 1955.djvu/26

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lance des forêts. Mais il y avait encore des difficultés à vaincre. Roméo Vachon ne possédait pas encore son brevet de pilote. On lui fit savoir, pour certaines raisons, qu’il lui serait peut-être difficile de pouvoir obtenir ce brevet aux examens qui devaient être tenus plus tard. Au Lac-à-la-Tortue, il avait accompagné les deux premiers pilotes anglais au-dessus des forêts et des lacs des Piles, Mondor, Mialagane et autres. C’est ainsi qu’il se familiarisait avec le « manche-à-balai ». Mais, encore une fois, il n’avait pas encore son brevet ; d’incontrôlables obstacles l’avaient empêché d’obtenir ce dernier. Que faire ?


Un beau geste de Roméo Vachon


Ruser, quoi !… Sous prétexte d’un congé, il partit pour les États-Unis où, pendant six semaines, il suivit des cours d’aviation commerciale à la « General Motors Co. ». Peu après son retour au Lac-à-la-Tortue, l’inspecteur Bradner, envoyé d’Ottawa pour présider aux examens des aspirants-pilotes commerciaux, convoqua les candidats, et Roméo Vachon passa haut la main ces examens. Il fut même le seul à obtenir le brevet de pilote commercial…

Et notre jeune aviateur fit alors un geste qui lui a fait honneur, comme à tous ses compatriotes. Comme il avait été le seul candidat de langue française, il demanda qu’on lui fit imprimer son certificat dans sa langue : en français. Il obtint ce privilège sans difficultés. Roméo Vachon possédait donc le premier et le seul brevet français de l’aviation commerciale au Canada.

Et à ce sujet, il nous révélait un jour le plaisir qu’il avait eu de faire savoir, qu’à l’honneur du Canada français, notre pays a été le premier à codifier les lois de la navigation aérienne en langue française, s’étant basé sur le traité de