Page:Pouchkine - Boris Godounov, trad Baranoff, 1927.djvu/115

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La frontière lithuanienne


LA FRONTIÈRE LITHUANIENNE
Le prince Kourbsky et l’imposteur, à cheval.


KOURBSKY

Voici, voici la frontière russe ! Sainte Russie, ma patrie, je suis à toi ! J’ai secoué avec mépris la poussière de l’étranger, j’aspire avec ivresse l’air nouveau. Ton âme, à présent, peut reposer tranquille, mon père ; dans ta tombe d’exilé, tu dois te réjouir ! Je fais enfin briller l’épée héréditaire, l’épée glorieuse qui fit trembler Kazan, l’épée fidèle