Page:Pouchkine - Boris Godounov, trad Baranoff, 1927.djvu/52

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GRÉGORI, (à l’hôtelière)

Mais qui veulent-ils arrêter ? Qui donc a fui de Moscou ?


L’HÔTELIÈRE

Dieu seul le sait, voleur ou brigand ; mais les honnêtes gens eux-mêmes n’ont plus de repos. Et qu’est-ce qui va en résulter ? Rien du tout ! Comme si l’évadé allait prendre la grande route pour fuir en Lithuanie ! Il y en a d’autres ; on n’a qu’à tourner à gauche en sortant d’ici, on traverse la forêt jusqu’à la chapelle qui est près de la rivière de Tchékansk, puis on suit le marais jusqu’à Chlopine et Zachariev. Arrivé là, un enfant vous mènerait aux montagnes de Loueff. Ces soldats ne comprennent rien ; ils ne font que maltraiter les passants et nous piller, nous autres pauvres gens ! (Bruit.) Qu’y a-t-il encore ? Ah, les voici ! Ils font leur ronde !


GRÉGORI

Patronne, n’aurais-tu pas un autre coin pour moi ?


L’HÔTELIÈRE

Hélas ! non ; j’aurais été moi-même heureuse de me cacher ! Cette ronde n’est qu’un