Page:Pradez - La Revanche du Passé, 1900.djvu/56

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Et elle dit d’un ton bref :

— Il faut consulter André. Cela ne regarde que lui, je ne puis rien décider sans le consulter.

Le caissier la regarda, surpris. C’était la première fois qu’une de ses offres, très fréquentes, recevait un accueil aussi bienveillant.

— Faites ce que vous voudrez, dit-il en se levant. Moi, il faut que je m’en aille.

Et après avoir jeté un regard amical aux gros géraniums rouges qui éclataient de santé au soleil, il s’en alla lentement sans se retourner.

Un mois plus tard, André entrait comme agent dans une maison de commerce en gros, achalandée et respectable : un salaire minime pour commencer, mais, avec le temps, une part raisonnable dans les bénéfices, des écritures, des courses, une variété d’occupations faite pour tenter son esprit léger et flottant, mais, à côté de ces avantages, beaucoup de réserves en vue de sauvegarder l’avenir. Rien pour rien. Du travail contre de l’argent. De