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EMBOUCHURE DES CHEVAUX.

Il sera toujours temps d’y recourir par la suite.

J’ai dressé complètement des chevaux, sans leur avoir jamais mis de gourmette, non seulement dans le manège, mais au dehors. La gourmette, d’ailleurs, doit rester accrochée à une des branches du mors pour qu’on puisse l’employer immédiatement en cas de besoin. Mais je dis, comme une règle générale, qu’il ne faut y avoir recours que lorsque le besoin s’en fait sentir.

J’ajoute que, lorsqu’on arrive à se servir de la gourmette, il faut agir avec les plus grands ménagements, c’est-à-dire ne lui donner que la tension strictement nécessaire. On doit acquérir le maximum des effets que l’on désire obtenir du mors en ne serrant la gourmette que juste assez pour permettre à celui-ci de faire, avec la mâchoire inférieure, un angle de 45 degrés.

De même que la tension de la gourmette doit être proportionnée au degré de sensibilité des barres, de même l’intensité de la pesée exercée sur la mâchoire par l’action des rênes doit être proportionnée à la résistance qu’elle rencontre. Si cette résistance est minime, l’effort pour l’annuler doit être léger : il le sera d’autant plus que l’action du mors se fera sentir plus haut sur la mâchoire. Si, au contraire, la résistance est grande, l’effort pour la vaincre doit être plus énergique, et cette énergie sera d’autant plus forte que la pression se fera sentir sur une partie plus basse de la mâchoire. Voilà pourquoi, sans s’écarter beaucoup