Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/116

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Séance du 26 Juin 1857.


Présidence de M. A. COMBES.


M. le sous-préfet assiste à la séance.

Le président donne lecture de la lettre suivante :

« Toulouse, 13 juin 1857.
» Monsieur le Président,

» Le moyen le plus propre à féconder les travaux de l’esprit, c’est de les mettre en lumière. Pour les hommes laborieux qui leur ont voué leur vie, il n’existe pas de plus puissant encouragement et de récompense mieux assurée, que le bienfait d’une publicité étendue, se produisant sous une forme à la fois éclairée et bienfaisante ; consacrant leurs noms en même temps qu’elle vulgarise leurs écrits ; gage de l’utilité et de la gloire que le pays à son tour peut retirer de leurs veilles.

» Le gouvernement de l’Empereur l’a compris. Sous l’inspiration de sa sollicitude pour l’avenir des lettres, des sciences et des arts, il a cru devoir faire appel aux corps savants, ses premiers auxiliaires dans la protection que réclame ce grand intérêt national. C’est pour donner à leur concours toute son efficacité, sans entraver en aucune sorte leur indépendance, que M. le ministre de l’instruction publique les invite à lui adresser, outre leurs recueils périodiques, les résultats de recherches nouvelles ayant pour objet d’élucider, à l’aide de l’histoire, de la philologie, des