Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/117

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 117 —

données sur les origines de la législation, des études archéologiques et topographiques, les nombreuses variétés d’antiquités provinciales, institutions, coutumes, littérature, monuments.

» Ces documents qui d’ordinaire s’accumulent sans fruit dans les archives académiques ne seront plus exposés désormais au stérile et injurieux oubli qui les attend. Leurs auteurs trouveront dans la Revue des Sociétés savantes, publiée sous les auspices du ministère spécialement appelé à diriger le mouvement des esprits, une tribune toujours ouverte, où ce mouvement se réfléchira pour s’étendre et se concentrera pour s’accroître ; foyer d’émulation vivifié chaque mois par des appréciations impartiales, des résumés consciencieux, et la révélation à la France et à l’Europe de celles de ces œuvres unies par un lien commun, sur lesquelles devra principalement s’arrêter l’attention publique.

» Il vous appartient, Monsieur le président, de seconder cette pensée venue de haut, en y associant la compagnie qui vous a placé à sa tête. Il serait désirable que chacun de ses membres se renfermât autant que possible dans l’étude approfondie de la contrée qu’il habite, qu’il en interrogeât curieusement le passé, qu’il en sondât sous les rapports agricoles et industriels la situation présente ; signalant les réformes que cette situation appelle, les perfectionnements qu’elle comporte ; s’attachant en un mot, dans cette exploration attentive des localités, à tout ce qui peut jeter un jour utile sur leurs besoins, leurs vœux et leurs ressources.

» C’est ainsi que, de toutes les parties de la France, aboutiront comme à un centre lumineux, ces renseignements puisés aux sources les plus élevées, qui présenteront au gouvernement la statistique complète du développement intellectuel de nos provinces, lui indiqueront les moyens les plus sûrs de fortifier et d’élever notre niveau scientifique et littéraire, et le mettront sur la voie du véritable progrès, au double point de vue de l’amélioration morale et du bien-être matériel des populations.