Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/118

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» Telle est, Monsieur le président, l’œuvre de bien public qui se recommande d’elle-même au zèle de votre compagnie. Tout ce qui est fait pour honorer et grandir la France, intéresse au plus haut degré les corps savants ; concourir à ce résultat, c’est de leur part ajouter à leur patrimoine.

» Veuillez, Monsieur le président, agréer l’hommage de ma haute considération.

» Le conseiller honoraire à la cour de cassation,
recteur de l’Académie,
» J. Rocher. »

La Société s’efforcera de répondre, autant qu’il dépendra d’elle, à l’appel de M. le recteur. Elle comprend que la voie qui lui est indiquée d’une manière si précise et si large à la fois, doit conduire à d’importants résultats. En s’y engageant avec courage, en s’y maintenant avec persévérance, elle peut espérer d’utiles découvertes et d’intéressantes études sur toutes les parties du passé. Le rôle des sociétés locales est nettement tracé. Sans doute elles ne doivent pas s’enfermer exclusivement dans des bornes étroites, qui ne laisseraient aucune liberté à l’initiative du travail individuel, mais il est bon qu’elles ne négligent rien de ce qui peut contribuer, à faire connaître la ville et la contrée où s’exerce leur action.

C’est là leur premier devoir. Les résultats déjà obtenus sur plusieurs points montrent combien il est fécond. Lorsque les travaux obtiendront une plus grande publicité, lorsque les recherches pourront être concentrées, qu’elles se rattacheront par un lien commun, qu’elles se dirigeront vers un même but, l’influence des sociétés devra s’accroître et leur importance grandir.

On peut alors attendre d’elles des services, dont la langue, l’histoire, l’archéologie, la littérature, la philosophie, les diverses branches de la science, l’industrie et les arts retireront une in-