Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/133

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du vrai, passionnée pour le bien, n’aurait pas dû oublier pour le poète latin, ce qu’elle n’a jamais oublié pour elle-même : que les œuvres littéraires sont belles alors seulement qu’elles sont d’accord avec la moralité.

En résumé, le travail de M. de Nattes témoigne de grandes et solides qualités. Il prouve que les saines traditions littéraires ne sont pas perdues dans le monde ; et qu’au milieu de ce tourbillon qui semble entraîner tout avec une rapidité qu’on prend pour de la force, il y a place pour les travaux patients et les œuvres de goût. La traduction des odes d’Horace est d’un érudit et d’un poète. À ce double titre, et tout en faisant des réserves sur la faiblesse inévitable à certains égards d’une traduction en vers, celle de M. de Nattes peut être saluée comme une de ces œuvres qui portent l’empreinte d’un talent élevé, sincère, plein de ressources, et capable d’aspirer à des succès plus grands et plus glorieux.


Séance du 7 Août 1857.


Présidence de M. A. COMBES.


M. l’abbé Maffre, curé de Saint-Benoît, lit une étude sur le rôle de la raison, sur son importance et les limites qu’il faut lui reconnaître pour avoir une idée exacte de sa portée et de sa puissance, sans les restreindre et sans les exagérer.

Après avoir rappelé les principes posés dans un premier travail il aborde l’objet spécial sur lequel il veut attirer l’attention de la Société.