Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 1, 1857.djvu/26

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 26 —

sultats. Ce n’est pas que chacun, après les avoir étudiés, puisse se promettre d’être aussi sûr dans ses jugements, aussi exact dans ses appréciations, que le savant hydroscope. Mais, ce sont des guides qui ne trompent pas. En les étudiant avec sagacité, en les suivant docilement, on peut continuer le bien qu’a fait M. l’abbé Paramelle. C’est là, d’ailleurs, son ambition. Obligé par l’âge de renoncer à ses courses, il a voulu livrer au public les secrets de son expérience et les procédés de ses observations.

Il indique d’abord les connaissances géologiques absolument indispensables à tous ceux qui voudraient s’occuper d’hydroscopie. Ces notions ne sont pas son bien propre ; elles sont d’ailleurs tout-à-fait élémentaires : mais elles abrégent le temps et assurent le succès. Lorsque ces notions sont bien comprises, elles expliquent l’assurance avec laquelle M. l’abbé Paramelle formule le résultat de ses recherches. Elles amènent chez ceux qui les étudient, une confiance qu’il ne faudrait pas pousser trop loin, mais qui, maintenue dans de justes bornes, soutient les premiers efforts et rend faciles les premières tentatives.

M. l’abbé Paramelle entre ensuite dans l’exposition de son système. Il discute, en remontant jusqu’aux plus anciens observateurs de la nature, les opinions populaires et celles de la science, sur l’origine et la formation des sources. Il montre les erreurs capitales dans lesquelles on est tombé de tous les temps. C’est que l’explication la plus simple est toujours la dernière trouvée ou la dernière admise. Il expose ses propres idées et explique la véritable origine des sources. Elles sont produites par la pluie, la neige, la bruine, les brouillards, la rosée, la grêle, le givre. L’eau qui en résulte glisse à la surface de la terre, pénètre dans son sein, suivant les conditions du lieu qui la reçoit, ou est absorbée par les plantes. Les calculs des hommes compétents, joints aux observations particulières du savant hydroscope, lui ont permis de déduire les deux lois suivantes :