Page:Procès verbaux des séances de la Société littéraire et scientifique de Castres, Année 2, 1858.djvu/84

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M. A. Guibal expose à la Société les tentatives qu’il a faites dans ce sens. La machine dont il est l’inventeur est un rouleau composé de plusieurs disques armés de pioches, dont les dents, sauf quelques modifications indiquées par la pratique, sont tracées suivant la développante du cercle, seule courbure qui leur permette de s’enfoncer dans la terre, sans frottements inutiles, sous la pression du poids d’une roue mise en mouvement.

Il donne ensuite lecture de l’opinion exprimée sur cette machine, en 1853, par M. le comte de Gasparin ; en 1855 dans le procès-verbal de la séance du 15 juin de la Société centrale d’agriculture ; dans le rapport du jury des machines agricoles de l’exposition universelle ; enfin, par M. Léonce de Lavergne, membre de l’institut, dans un article de la Revue des deux mondes, du 1er octobre 1855.

La Société engage M. A. Guibal à poursuivre des travaux qui ont amené déjà de si importants résultats ; elle l’invite à consigner dans des rapports destinés à lui être communiqués, les observations qu’il sera amené à faire, et les progrès qu’il pourra réaliser.


M. V. CANET entretient la Société d’une inscription dont l’existence lui a été signalée par M. A. Terrisse.

Dans une maison de la rue Frascaty, la première marche d’un escalier est formée d’un marbre noir sur lequel sont inscrits des caractères.

Les mots qu’ils forment sont incomplets, parce qu’une partie de l’inscription manque, et que l’autre est cachée sous l’escalier. La longueur actuelle est de 1m 08 ; la largeur de 0m 50 et l’épaisseur de 0m 15. La longueur primitive paraît avoir été de 1m 40. L’inscription se compose de quatre vers latins dont les premiers pieds manquent complètement, et dont plusieurs lettres sont difficiles à reconnaître, ou sont placées de manière à ne pouvoir être suffisamment distinguées.