Page:Projet de Constitution de Condorcet PDF 1 -1DM.pdf/33

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


( Il 1 t œmnne tous les armes, dérivent ellëntîellrmene de leur qualit! à dïtrtrs fcnlîbles 8: fufcepribles d'itlées morales J Gr capables de E eaiforruer î 2 Les publicilîes fe font partagés (lu cette quellitm, entre den: g opinions oppofées. Les uns ont regardé |‘exctcicc des droits pnli·· i tiques comme une (otre de fotuîlion publique pour laquelle on pouvoir exiger des conditions appuyées fur l'utilité commune. lle È ont cru qu’ort pouvnit confier exclulîvcment à une portion de Q eituyens l`exerciec des droits de runs, pourvu que cette ortiou ; rveûr aucun intérêt}, ue pût avoir aucun motif d‘en abufgr , g j fur·tout dans le cas ou l'ou auroit lieu de croire qu'elle les cxrr- r ecwit mieux pour lïnrérêr général de la Fociëré. lls ont penfë ; u‘il n’y auteur pas de véritable injulliceylaus cette diûittûinn, 2 2 ces hommes privilé iës ne pouvoient faire de lois pour cu: ï (culs , l'ur·t¤ut ln Yexrîulion établie par la loi , pouvoir en quels i ue forte être regardée comme vo ontaite par la facilité à s°y ; ziullraire. j D'nutrrs ont penû , au contraire , que les droits politîqueo _ devaient appartenir â tous les individus avec une entière égalité, · lr que li l'on pouvoir légitimement en (oumertre Pexercire à des r conditions, e'•.ruit feulement a celles qui feroienr néeellairespoux ‘ conllarer que tel homme appartient à telle nation le mm 5 tello autre; Be dans le cas uti tous les citoyens ne peuvent vorer dans un même lieu , pour déterminer â quelle allcmblée chaque iudiu vidu doit appartenir. Juf u’iei tous les peuples libres ont fuivi la emière o `nion; la Cotillitution de ryyt s’y étoit aulii eonfbrmg: mais la Ecnnclo nous a paru plus conforme à la raifon, à la jullice, & même . 5 une politî ue vraiment éclairée. Nous n'avons pas cru qu’I· Eu légitime ae faetiâer un droit naturel, avoué la raifou la . plus limple , â des eonüdératîuns dont la réalirïaill au moîm t mcctraîne. Nous avons (cmi qu'il falloir ou E borner â des à dîllinélitms inûgniliantes Gr fans objet réel, ou donner a ees ex- i clulious une étendue â laquelle un peuple ami de Yégalirê, géné- » ggux ar jufle , ne s'avilir¤ir pas a conlëutir. ; Nous n‘avons pas cru qu'il Hit potlible , citez une nation ëelairée , Ku: fes droits, cle propolër it la moirîé des citoyen: rl'en abdi- Q ner une partie , niaâxiil für utile à la tranquillité publique de y lléparer un peuple , 'vemenr occupé des intérêts politiques, en $ deux portions, dont l'uue ('eroir tout, le l‘a¤tre rien , en vertu A de la loi, malgré le vœu de la nature qui, eu les faifpme des V Irnmnxes, 2 voulu qu‘ils rellnlïent tous égaux, =