Page:Prosper Guéranger - L'année liturgique - 1858 - Tome 1.djvu/141

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PROPRE DU TEMPS




Nous comprenons ici sous le titre de Propre du Temps l’Office mobile des Dimanches et des Fériés de l’Avent. Dans cette partie de notre travail, nous avons essayé de faire goûter aux fidèles la plus pure fleur de la Liturgie de ce saint temps ; ce qui a été cause que nous avons éprouvé quelque embarras dans la méthode à suivre. En effet, si nous eussions voulu faire valoir toutes les richesses de ces Office, quatre volumes à peine eussent pu nous suffire ; et nous craignions d’être à charge au public. Cette considération nous a donc engagé à nous imposer des limites, et à faire un choix parmi tant de trésors.

Voici le plan auquel nous nous sommes arrêté. Nous donnons en entier la Messe et les Vêpres des quatre Dimanches de l’Avent. Aux jours de Férié, nous produisons au moins une des Leçons d’Isaïe assignées dans l’office des Matines. Nous plaçons ensuite une Hymne, une Prose, ou toute autre pièce poétique, à chaque Férie ; ces pièces ont toutes été empruntées aux sources les plus graves, savoir aux Bréviaires Romain et Mozarabe, à l’Anthologie et aux Ménées des Grecs, aux Missels Français du moyen-âge, etc. À la suite de cette Hymne ou Prose, nous avons placé une Prière éloquente et pleine d’onction tirée des Missels Ambrosien, Gallican ou Mozarabe ; en sorte que les