Page:Puig y Monserrat - Essai sur l’homœopathie.djvu/33

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Dès lors nous pouvons dire que les guérisons obtenues par les homœopathes ne résultent point des doses infinitésimales, mais bien de l’influence nerveuse, c’est-à-dire de l’individu. Crede et salvus eris.

Cela est si vrai, que presque tous les sectateurs d’Hahnemann se sont abstenus d’appliquer leur méthode sur les animaux ; c’est qu’en effet ces êtres inconscients sont simples et vrais dans l’expression de leurs symptômes ; ils sont exacts dans les effets médicamenteux : si la matière employée sur eux est active, ils le témoignent ; si elle est inerte ils se taisent. Il n’y a plus chez eux cette intervention nerveuse de tout à l’heure ; et c’est peut-être à cette condition qu’est dû le pressentiment acquis d’avance par les homœopathes sur l’inanité certaine de leurs tentatives.

De l’homœopathie en médecine vétérinaire.

En vétérinaire, l’homœopathie est à peu près nulle et sans valeur ; c’est que nous sommes dans des conditions bien meilleures que les médecins pour contrôler les faits d’Hahnemann.

Dans l’École vétérinaire de Berlin, des expériences ont été faites sur un cheval sain, dans le but d’étudier les effets produits par l’anémone pulsatille ; ainsi, dix gouttes de la dixième dynamisation furent administrées sur le dit sujet et n’amenèrent point de modification. Le même sujet reçut trois jours après, dix gouttes de la vingtième dynamisation ; puis plus tard, dix de la trentième ; ensuite vingt et enfin quarante, le tout sans le moindre dérangement.

Malgré ses résultats négatifs, la médecine vétérinaire a compté et compte encore quelques partisans, rares à la vérité, et des écrits encore bien plus rares.

Les premiers vétérinaires qui ont adopté les idées homœo-