Page:Réflexions sur la révolution de France.pdf/41

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trouvé quelque débit chez vous. J’ai beaucoup entendu parler des lumières qui devaient jaillir de ces livres envoyés ainsi par expédition ; mais je ne suis pas en état de juger s’il en est pour de telles productions, de même que pour certaines liqueurs que le passage de la mer bonifie, et encore moins, je vous assure, du degré d’amélioration que cela peut y apporter. La vérité est que je n’ai jamais entendu un seul homme d’un jugement ordinaire ; ou quelque peu instruit, dire un seul mot à la louange des ouvrages mis en circulation par cette Société, et que le bruit des avantages importans qu’elle procure n’a de vogue que parmi quelques-uns de ses membres.

Il paraît que votre Assemblée Nationale a conçu la même opinion que moi de ce pauvre club charitable. En sa qualité de nation, c’est en faveur de la Société de la Révolution seule qu’elle a fait éclater toute sa reconnaissance, quoiqu’en bonne justice la Société de la Constitution eût aussi quelque droit ; mais puisque vous avez choisi la première comme le grand objet de vos exaltations et de vos remercîmens nationaux, vous trouverez tout simple que ses dernières démarches de viennent aussi le sujet de mes observations. Être adopté ainsi par l’Assemblée Nationale de France, c’est ac quérir un assez haut degré d’importance. Aussi, faveur pour faveur ; et ces Messieurs auraient été choisis pour composer en Angleterre un sous-comité de votre Assemblée Nationale, qu’ils n’y propageraient pas avec plus de zèle la doctrine qu’elle professe. D’après cela, nous devons la considérer comme une classe de per-