Page:Régnier - 1914-1916, poésies, 1918.djvu/19

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CEUX QUI RESTENT


Ton nom, France, est si doux qu’il me semble, à l’entendre,
Que l’air en est plus pur et le soleil plus beau ;
Nos mères l’ont appris à leurs fils au berceau,
Ce doux nom, que nos fils aux leurs sauront apprendre.

Des terres de l’Alsace aux plaines de la Flandre,
De la rive du Rhin jusqu’au bord de l’Escaut
Autour des trois couleurs qui forment ton drapeau
Tes enfants sont debout, France, pour te défendre !