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1914-1916


Venus de la forêt, du mont et du labour,
Leurs cœurs en un seul cœur battent d’un même amour ;
Un élan fraternel les emporte et les lie ;

Et, tandis qu’à la gloire ils s’en vont en chantant,
Laisse-nous humblement, laisse-nous, ô Patrie,
Baiser tes beaux pieds nus qui marchent dans le sang !


Août 1914.