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1914-1916


Comme tu dus avec ivresse
Le respirer à pleins poumons,
Cet air vaillant, chaude caresse,
Baiser de gloire à tant de fronts !

Comme tu dus bénir la peine
De ton devoir longtemps ardu,
Bien payé d’être capitaine
En cet âpre jour attendu

Et d’avoir là, sur ta poitrine,
Toute prête, à toucher des doigts,
La place que le sort destine
Au ruban rouge où pend la Croix !